L’arboriculture

Les châtaigneraies

Sur le territoire de sa ferme, Jonathan Villien pratique l’arboriculture et il travaille en particulier avec le châtaignier, un arbre à part, ayant une grande longévité mais fragile en même temps, adapté à son environnement et nécessitant assez peu d’entretien. Cet arbre se taille tout les dix ans, sauf en cas d’intempéries où il est nécessaire d’intervenir sur des branches branches cassées sous le poids de la neige par exemple. Il est aussi nécessaire de tenir une châtaigneraie propre et aérée.

La ferme dispose de plus de trois hectares de châtaigneraies, certifiés en AOP « Châtaigne d’Ardèche », comptant des arbres âgés de 100 à 300 ans. Un travail conséquent surtout quand survient l’automne; de aout à novembre, les châtaigniers demande toute leur attention.

Tout commence par le nettoyage/débroussaillage des châtaigneraie pour préparer la récolte. 3 semaines avec les débroussailleuses et tronçonneuse dans les pentes, quel doux bruits pour les oreilles… Ensuite vient le ramassage, manuel cette fois, bien plus calme. Jonathan préfère cette méthode plus agréable, qui permet de partager un moment avec des salariés temporaires venus l’aider pendant cette saison phare.

Une fois les châtaignes ramassées, elles sont calibrées et triées, pour obtenir une récolte finale la plus qualitative possible, et ainsi honorer un produit final très savoureux. Tout d’abord, le tri à l’eau, les châtaignes qui flottent son inexploitables et donc données aux cochons. Ensuite un tri sur table, dit « tri à l’œil », on inspecte, on jette les véreuses qui ne seraient pas remontées dans l’eau. Les châtaignes de gros calibre sont vendues fraiches et les petits calibres sont réservés à la transformation. Une étape suivante est le trempage à l’eau claire pendant neuf jours en renouvelant régulièrement l’eau, pour augmenter la conservation du produit. A la sortie de l’eau, les châtaignes sont ressuyées pendant une petite semaine. Puis s’ensuit des tris supplémentaires, si nécessaires.

Au final, une partie de la récolte est vendue fraiche de octobre à décembre et l’autre partie est transformée en farine, purée, confiture ou castinade.

Pour en savoir plus sur le label AOP :

Châtaigne Ardèche : label AOP

Châtaigne d’Ardèche : histoire

Châtaigneraies de la ferme en automne
Fraisiers et arbres fruitiers à la Ferme des Genêts

Les arbres fruitiers et les petits fruits rouges

Outre la châtaigne, Jonathan cultive aussi divers arbres fruitiers et petits fruits : fraise, poire, pomme, pêche de vigne, prune, rhubarbe, framboise, groseille, mûre sauvage, myrtille sauvage, cassis, cynorhodon.

Parmi ces fruits certains sont destinés à la vente en frais, et les autres à la transformation en confiture et jus.

La production de fruits variés demande du travail tout au long de l’année. La taille se pratique en hiver, pour former les jeunes arbres, les éclaircir pour les faire respirer et accompagner la fructification. Les plantations régulières, pour la fraise par exemple se font à l’automne ou au printemps. Ah, le printemps, douce saison où tout fleuri  et se développe et où Jonathan se bat avec sa concurrente principale, l’herbe!, qui pousse bien souvent plus vite que les cultures… S’en vient ensuite la période des récoltes de juin à novembre.

A la Ferme des Genêts les arbres fruitiers ne reçoivent aucun traitement lors de la période fruitière pour garantir un produit sain et de qualité. En revanche durant la période creuse de l’hiver les arbres peuvent être traités avec des produits non issus de la chimie. Un choix environnemental qu’à fait Jonathan, qui lui permet d’être certifié agriculteur biologique.

La greffe d’arbres

Si le travail principal de Jonathan est la production de fruits, il aime aussi prendre soin des arbres, et développer son terroir et les variétés anciennes à l’aide de la greffe.

Les végétaux ayant une reproduction sexuée (fleur mâle et fleur femelle) et donc un brassage génétique, chaque pépin ou noyau donnera un individu différent de l’arbre mère et donc des fruits différents

Pour la greffe, on utilise un porte greffe pour son système racinaire (pommier sauvage issu d’un pépin par exemple) sur lequel on vient insérer un greffon (petit bout de bois de l’année d’un arbre de variété connue – reinette par exemple). La sève du porte greffe va nourrir le greffon et permettre sont développement. Les bourgeons situé sur le greffon contiennent l’information génétique « reinette ». Ainsi, au dessus du point de greffe, les fruits produits seront identiques à l’arbre mère « reinette ». C’est une multiplication dite « végétative » ou « asexuée ».

Passionné par cette technique, poussé par une volonté de transmettre sa passion et de la partager, Jonathan organise chaque année un stage sur la greffe, avec le collectif citoyen du Pays de St Félicien.

Présentation de la greffe d'arbres à La Ferme des Genêts pendant Ferme en Ferme